lundi 15 septembre 2014

La grammaire : quatrième pilier de l’écriture (1)

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Après une semaine sabbatique, je retourne à mon rythme habituel de publication d’articles dans ce blog.

Pour ce retour, j’ai choisi de revenir fermer la parenthèse du rendu du livre de Brandon Royal, “The Little Red Writing Book: 20 Powerful Principles of Structure, Style, & Readability”. Pour rappel, Brandon Royal, dans ce livre, présentait ce qu’il considérait comme les quatre piliers de l’écriture à savoir : la structure, le style, la lisibilité et la grammaire. Ces principes découlaient de l’observation faite par l’auteur sur le fait que les étudiants et les professionnels qui s’adonnaient à une écriture permanente le faisaient grâce à la maitrise d’un nombre limité de principes importants d’écriture qu’ils utilisaient et réutilisaient au fil du temps.

Nous avons déjà abordé la structure, le style, et la lisibilité. Restait à aborder la grammaire.

Je n’ai pas pu aborder la grammaire durant tout ce temps tout simplement parce qu’il était impossible de transposer cette partie de l’ouvrage. Impossible dans la mesure où la grammaire, contrairement aux trois autres piliers, est attachée à la langue. La grammaire anglaise n’est pas la grammaire française, ni la grammaire allemande ou autre. Vous ne pouvez pas importer les règles de grammaire d’une langue vers une autre. C’est la raison pour laquelle l’ouvrage de Brandon Royal n’avait point d’utilité pour cette partie, car c’est la grammaire anglaise qui y est exposée.

Néanmoins, l’auteur fait bien de rappeler que contrairement aux autres piliers, la grammaire est le seul pilier où on peut juger votre écriture correcte ou incorrecte. En clair, c’est le seul pilier où on peut appliquer la séparation “vrai” et “faux”. Il n y a pas de demi-mesure comme les autres piliers. Par exemple, pour la lisibilité, vous pouvez oublier un espace entre deux paragraphes de votre texte. Dans ce cas, votre texte est acceptable. On dira juste que la présentation n’est pas meilleure. Que vous auriez pu faire mieux pour les lecteurs. Par contre, si vous oubliez d’accorder un verbe, si vous employez un temps qui ne convient pas à une phrase, il n’y a pas de demi-mesure : la phrase n’est pas correcte. Votre texte avec de pareilles coquilles peut même dérouter vos lecteurs du sens du texte que vous voulez partager.

La grammaire permet de présenter son texte dans une forme correcte et acceptable. Correcte par rapport aux règles qui régissent l’usage de la langue. Acceptable tout simplement parce que ces règles sont partagées et connues par vos lecteurs. Un texte avec plein de fautes et le lecteur vous fuit comme la peste, même si vos idées sont justes. D’ailleurs, si votre texte présente tellement de coquilles, il ne prendra même pas la peine d’aller au bout de votre texte.

Vous pouvez mal structurer votre texte, avoir un style léger ou une présentation médiocre, plusieurs lecteurs iront jusqu’au bout de votre texte. Mais si votre texte est plein de fautes de grammaire, soyez sûr que vous en trouverez très peu qui iront jusqu’au bout. On questionnera non seulement votre texte mais aussi votre personne. Et vous pouvez vous trouver totalement discrédité. C’est pour cela que la grammaire est quelque chose de très important. Et surtout, la phase de révision d’un texte vise à éliminer toutes les coquilles qui peuvent heurter les lecteurs. Et cette révision, à défaut d’être menée par un professionnel faute de moyens, peut se faire de manière collégiale. Comme je le dis souvent, à défaut d’expertise, on peut compenser avec le nombre.

Dans un précédent billet, j’avais précisé que l’écriture n’avait que les mots pour transmettre l’intention ou le message de celui qui veut communiquer, tandis qu’on pouvait atteindre le même but dans une conversation avec les mots, la voix, les gestes, les expressions faciales, les signes,…etc. Ce qui a fait à dire à Peter Elbow que le langage parlé avait plus de canaux sémiotiques que l’écriture, que la conversation avait plus de canaux pour transmettre une intention, un message que l’écriture.

Cela ne veut pas dire que l’un est supérieur à l’autre mais que l’écriture, bien que disposant de moins de canaux, emploie des moyens subtils pour atteindre le même but qu’une conversation. La principale ressource de celui qui écrit est le choix des mots. Et la combinaison de ces mots obéit à des règles : c’est là où la grammaire règne.

Nous allons au cours des prochains billets présenter quelques règles de grammaire issues de deux sources : Les sites Internet de Synapse et Reverso. Ces règles ne seront pas exhaustives et vous pourriez bien parcourir ce thème avec des collections comme le Bescherelle des éditions Hatier…A moins que vous ayez bien assimilé vos leçons de français lors de vos études secondaires. Après cela, nous allons clôturer par un détour sur le site de Matthew Butterick pour aborder les questions de typographie. Tout un chantier!

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lundi 8 septembre 2014

Semaine sabbatique du mois de Septembre

Depuis le mois de Juin, je publie dans ce blog un billet chaque jour, hormis Les Week-end. Ainsi, de Lundi à Vendredi, 5 fois par semaine, un nouveau billet est publié dans ce blog.

Il se trouve qu’assurer un tel rythme de publication avec une excellente qualité d’articles n’est pas du tout facile. Faire des recherches, croiser les sources, lire des ouvrages, des billets d’autres blogs ou lire des articles de chercheurs, tout cela n’est pas du tout facile quand, en plus, on a un emploi.

J’aurai pu définir un nouveau calendrier de publication en établissant une publication hebdomadaire comme plusieurs blogueurs mais j’ai choisi de m’en tenir à ma publication journalière avec un seul hic : je prendrai une semaine sabbatique toutes les 2èmes semaines de chaque mois. Question de me reposer, prendre du recul et sélectionner les ouvrages importants à lire, pour enrichir mon écriture et vous présenter des publications plus professionnelles, plus originales.

Le prochain billet sera publié le Lundi 15 Septembre.

Merci encore pour tous vos soutiens.

vendredi 5 septembre 2014

Que faire devant le déluge actuel d’informations ?

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De nos jours, il n’est plus facile de faire face au déluge actuel d’informations. C’est un véritable tsunami. L’informatique a apporté une déconnexion entre le support et le contenu. En clair, un livre n’a plus besoin du support papier pour être lu. De plus, le contenu de ce livre n’est plus lié aux contingences liées à l’objet physique qu’est le papier. Lorsque vous produisez un document dans votre logiciel de traitement de texte, il peut être lu d’un coin du monde à l’autre en quelques secondes. Ce qui n’était pas possible dans cet intervalle de temps avant l’informatique.

Cette situation a entrainé la numérisation importante de fonds documentaires qui existaient déjà à l’époque du support papier. Ce stock numérisé est encore doté de flux permanent d’informations produites chaque jour sur le Net : sites web, blogs, mails, rapports, notes de recherche, statistiques, journaux, musique, vidéos, …etc. Il faut rappeler, pour avoir une perspective juste du volume actuel d’informations, que cette numérisation porte sur tous les types de contenu : le texte, l’audio, la vidéo et l’image.

Personnellement, je me retrouve chaque jour avec :

  • des mails à lire et répondre (ma principale boite mail affiche 7 220 mails non lus, sans compter les autres),
  • des notes, rapports, journaux et autres à lire,
  • des blogs et sites à suivre grâce aux flux RSS générés par FeedDemon et Feedly (j’ai actuellement plus de 6 000 flux RSS, des liens vers des billets),
  • des réseaux sociaux où il faut y jeter un coup d’œil et parfois répondre. Pour le moment, je suis à Facebook, LindedIn, Twitter et Google+. Fort heureusement, HootSuite me permet de gérer tous ces réseaux sociaux sur une seule plateforme.
  • des livres à lire pour satisfaire ma curiosité, ma culture générale ou élargir mon expérience,
  • de la musique à écouter,
  • des vidéos à regarder,
  • des appels à faire sur Skype, Viber ou du tchat avec WhatApps, SnapChat ou encore Badoo…

Toutes ces activités demandent du temps et de l’attention, ressources qui sont limitées. Vous n’avez que 24 heures en une journée…et encore! Je n’ai pas compté vos heures de sommeil et vos horaires de travail ou d’études pour ceux qui ont un emploi ou sont en cycle d’études. L’attention demande que vous ayez du tonus, de l’énergie. Et cette énergie est variable durant toute la journée.

En combinant ces deux éléments que sont le temps et l’attention, on voit bien qu’il est de plus en plus difficile de traiter ces volumes d’information. J’ai toujours constaté auprès de mes proches et de mes amis que le nombre de mails non lus augmentait avec le temps. Même le filtrage des mails fait par GMAIL entre “Principale”, “Réseaux sociaux”, et “Promotions” n’a pas inversé la tendance. Alors que faire ?

L’une des solutions est d’adopter la même recette que Google pour le web, la recette qui a fait et fait le succès de Google. Que fait Google ? Google collecte les pages du Web, sélectionne les pages pertinentes, puis range ces pages par ordre de pertinence. Cette pertinence est déterminée par un algorithme qui tient compte de pas moins de 200 facteurs. De plus, cet algorithme de classement des pages par ordre de pertinence évolue dans le temps, pour tenir de l’évolution des usages du web.

On peut critiquer les critères de Google et plusieurs moteurs de recherche dite “sémantique” sont apparus et occupent des niches. Il n’en reste pas moins que Google, pionnier, est sur le devant de la scène grâce au mérite d’avoir su mettre à la disposition des internautes un outil qui leur permettait de se retrouver dans le déluge de données qui déferlait lors de la forte croissance d’Internet des années 2000.

De même, quand on voit les multiples plaintes et pétitions nées à l’annonce de la fermeture de Google Reader, outil qui permettait d’organiser, de mettre de l’ordre dans le flux élevé d’informations, on se dit bien que l’avenir est radieux pour les solutions de recherche et d’organisation d’informations. D’ailleurs, Feedly qui a repli le flambeau à la suite de cette fermeture a enregistré une incroyable ascension. La plateforme revendique déjà plus de 15 millions de lecteurs.

Autre succès : HootSuite. Cet outil vous permet de regrouper en un seul endroit tous vos réseaux sociaux : FaceBook, Twitter, Google+, LinkedIn et bien d’autres. Il vous permet d’organiser votre présence sur les réseaux sociaux. Il vous évite d’ouvrir à chaque fois une fenêtre, écrire un nom d’utilisateur et un mot de passe… La routine qui fatigue plus que l’activité.

Ou encore le succès d’Evernote qui vous permet d’organiser tous vos documents, vos lectures, notes de réflexion,..etc. Ou encore le succès d’Outlook ou Thunderbird qui vous permet de gérer tranquillement tous vos comptes de messagerie en un seul endroit.

C’est la raison pour laquelle, devant ce déluge d’informations, vous devez avant tout :

  • définir vos critères de pertinence : quelle information ou donnée est importante à vos yeux ? Pour ma part, je fonctionne en mode projet. Comme j’ai le projet d’écrire deux livres, l’un sur la méthode simple pour écrire et l’autre sur le “Growth Hacking”, mes informations sont filtrées sous cet angle. Bien sûr, cela ne veut pas dire que je ne lis pas d’autres informations. Je les lis, mais pas en priorité. Vous pouvez choisir comme critère votre discipline scientifique, votre orientation professionnelle, vos ambitions,…etc.
  • vous doter d’outils de recherche et d’organisation : cela vous permettra de mieux filtrer vos informations, de diminuer le temps de traitement des informations. J’ai cité quelques outils plus haut mais il y a pléthore actuellement.

Ce problème de surcharge d’informations se posera avec acuité au fil des années. IBM propose déjà une solution pour la recherche scientifique, le “"Watson Discovery Advisor" et le magasine l’Usine Digitale rapporte ceci :

"En moyenne, un bon jour, un scientifique peut lire une à cinq études", estime le professeur Olivier Lichtarge, chercheur et docteur à l'université de médecine de Baylor, arguant que Watson a automatiquement analysé pour lui 70 000 publications sur une certaine protéine, un fardeau qui, juge-t-il, lui aurait pris près de 38 ans.

Il n’est plus possible de faire tout soi même. Il va falloir penser d’autres outils pour nous assister. Des solutions existent déjà comme Feedly, HootSuite, Evernote, Thunderbird. Il va falloir d’autres et on attend notre part de “IBM Watson” pour nous faciliter la tâche. En attendant, on fait avec les moyens de bord.

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jeudi 4 septembre 2014

Comment écrire son premier livre ? (2)

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Hier, nous avons abordé la première partie de ce passionnant thème. Aujourd’hui, nous allons terminer avec les deux dernières phases du processus d’écriture d’un livre : la vente et la promotion.

La vente

La vente d’un livre nécessite trois points : la plateforme de vente du livre, le prix et la page de vente du livre.

Lorsque je parle de plateforme de vente du livre, il s’agit du point de convergence des lecteurs lorsqu’ils veulent se procurer un livre. On peut soi-même établir un site ou blog de vente de son livre grâce à des plateformes comme Selz ou Gumroad.

Vendre sur un blog

Vendre sur un blog suppose de disposer d’un moyen qui vous permettra d’échanger votre livre contre des espèces sonnantes et trébuchantes. C’est la raison pour laquelle que vous devez intégrer un moyen de paiement à votre blog.

Paypal est certainement le plus connu du fait de sa longue présence sur le marché. Et plusieurs blogueurs l’ont adopté pour leur commerce en ligne. L’ouverture de compte est très intuitif d’ailleurs, comme la plupart des sites à l’heure actuelle, soumis à une forte concurrence et à des internautes ne tolérant pas l’amateurisme.

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Page d’inscription de Paypal, vous pouvez observer au coin supérieur droit l’icône de sécurité pour rassurer le visiteur sur la confidentialité et la sécurité des informations à fournir.

Paypal vous accompagne tout au long de l’ouverture de compte et met à votre disposition du code HTML que vous pouvez intégrer en gadget ou plugin dans votre blog. Si l’ouverture de compte et l’achat sont gratuits, les paiements reçus de vos vente sont soumis à des commissions.

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Commissions de PayPal, trop confus pour un blogueur

Bien que Paypal soit le leader des plateformes de paiement, d’autres plateformes alternatives sont apparues en intégrant les fonctionnalités de Paypal mais offrent aussi la possibilité de vendre sur Facebook, Twitter et Pinterest! Vous pouvez même créer gratuitement votre boutique en ligne! De plateformes de paiement, elles convergent vers des plateformes intégrées de commerce en ligne. Ce sont les précurseurs du commerce social, le commerce sur les réseaux sociaux. Parmi ces plateformes, on y trouve par exemple :

  • Selz, C’est une entreprise basée à Sydney en Australie qui affirme que son objectif est “de changer la façon dont les gens et les entreprises vendent en ligne” et je vous garantis que ce pari est réussi.

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La page d’accueil de Selz, plateforme idéale pour les blogueurs

Selz est très pratique et intuitif, avec une tarification unique et simple.

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La tarification de Selz, une tarifcation basée uniquement sur la transaction.

Vous n’avez pas vraiment besoin de tutoriel pour pouvoir utiliser Selz : l’inscription se fait comme dans n’importe quel site, à l’image de l’ouverture de votre compte à Yahoo Mail ou Google Mail. A la seule différence que vous ajoutez votre livre… et vous donnez le prix de vente. Selz vous propose ensuite le code à copier pour intégrer dans votre blog.

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Une copie d’écran sur la présentation du produit avec Selz, l’image du produit n’apparait pas dans cette copie d’écran. Remarquez les signes de confiance : les images de Norton,  Visa et MasterCard sont là pour rassurer  le client.

  • Gumroad, plateforme émergeante dont les fonctionnalités sont proches de Selz.

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  • Plasso, qui est aussi une plateforme émergeante qui intègre les outils du commerce en ligne,

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Voilà pour quelques exemples de plateformes. Plusieurs plateformes émergeantes existent et même des plateformes déjà rompues comme e-junkie ou ClickBank mais nous n’avons pas voulu faire un compendium de toutes les plateformes de paiement. Nous avons juste relevé ce que nous jugeons utile à un auteur qui veut vendre son livre dans un blog, une solution facile d’installation et simple d’utilisation.

Il faut noter que plateformes permettent de vendre votre livre directement à partir de votre blog. Mais il peut arriver qu’on souhaite à la fois vendre son livre dans un blog et le vendre sur un site de vente de livres.

Vendre sur une plateforme tierce

Pour vendre son livre, on peut passer par des plateformes tierces comme Amazon, iBookstore, ou encore la FNAC qui vous permettent de vendre votre livre sur leurs sites à trafic élevé. Prenons l’exemple d’Amazon dont nous avons déjà eu à parler dans un précédent billet.

Une fois le fichier final obtenu, vous allez sur la plateforme d’Amazon dédié aux auteurs qui souhaitent publier leur livre en indépendant : Amazon Kindle Direct Publishing.

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Une fois sur le site d’Amazon KDP, vous ouvrez un compte Amazon à partir de la page d’accueil :

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Une fois rentré votre adresse mail, la procédure de création de compte Amazon est enclenchée et vous n’avez qu’à remplir les informations demandées à chaque étape :

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Une fois le compte créé, pensez à noter bien votre nom de compte et mot de passe… Ne faites jamais confiance à votre mémoire. Une fois enregistré, vous pouvez passer à la publication de votre livre en cliquant à “Bibliothèque”, “Ajouter nouveau titre” :

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Et à partir de ce moment, vous pouvez commencer la première phase de la publication de votre livre qui est le renseignement des informations sur le livre… Pas besoin de s’attarder sur toutes les cases puisque c’est assez intuitif…

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Bien que cela soit intuitif, il est important de noter un point : le choix des rubriques. Dans la mesure où cela déterminera le classement de votre livre dans les catégories de livre sur le site internet d’Amazon.

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Après, vous pouvez terminer cette première phase avec le téléchargement de votre livre et passer à la deuxième phase dans la publication de votre livre.

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La deuxième phase se résume principalement aux choix du taux de redevance et le prix du livre. Le taux de redevance est le pourcentage que vous allez percevoir sur la vente du livre. Si vous choisissez 70%, vous allez percevoir 70% du prix de vente sur chaque vente de votre livre.

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Il faut savoir que l’option à 70% vous limite géographiquement dans la vente de votre livre, de même que cela encadre la marge de définition du prix de votre livre.

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Une fois tout défini, Amazon vous propose une prévisualisation de votre livre, converti au format Kindle (mobi). Vous pouvez observer la présentation de votre livre sur les différentes plateformes d’Amazon.

Une fois l’enregistrement validé, votre livre sera disponible à la vente dans un délai maximum de 24h. On peut le vérifier en cliquant à “Bibliothèque”.

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Après, vous pourriez ouvrir périodiquement votre compte pour contrôler l’état des ventes en cliquant sur “Rapports” :

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Chaque plateforme de vente a sa procédure d’ajout de livres mais le schéma est proche de celui que nous venons de voir avec Amazon.

Avant d’arriver à la plateforme de vente, vous devez arrêter le prix de votre livre et je vous assure, ce n’est pas chose facile.

Quel prix de vente pour votre livre ?

C’est le point le plus souvent oublié alors qu’il est stratégique. Cela rentre même en compte dans votre stratégie de monétisation. En effet, fixer un prix n’est pas chose facile : jugé trop élevé, il peut dérouter plus d’un et vous faire perdre des clients. Ce qui vous fera aussi perdre des revenus. En dessous aussi, vous perdrez certainement des revenus car il y aurait peut-être des personnes prêtes à acheter votre produit à un prix plus élevé. Le problème est que personne ne sait à l’avance le comportement des personnes intéressées par votre produit face au prix fixé. Vous pouvez par exemple écrire un livre et fixer le prix à 15 euros et ne faire aucune vente sur 3 mois. Baisser le prix à 7 euros et enregistrer vos premières ventes. Laisser le livre à 15 euros en proposant un autre livre en bonus et avoir vos premières ventes. De même, certains auteurs ont, tout en laissant le prix de leur livre à 15 euros, changer la couverture de leur livre et enregistrer les premières ventes. Changer la description du livre, changer le titre du livre, changer la catégorie du livre, en maintenant les 15 euros et enregistrer les premières ventes. Comment expliquer cela?

Cela s’explique tout simplement que le prix est une affaire psychologique. Si vos futurs clients perçoivent la valeur de votre produit à la hauteur du prix fixé, ils achètent. S’ils trouvent que c’est exagéré, ils bourdent votre produit. C’est pour cela que les auteurs multiplient les stratégies pour mieux mettre en avant la valeur de leur produit. C’est même l’objet de la page de vente que nous allons aborder.

Quelle stratégie est poursuivie pour proposer un prix? Nous allons en présenter sommairement quelques unes :

  • Le nombre 9 : la stratégie de prix avec le dernier chiffre terminant par 9 est courante. C’est un phénomène surprenant que certains chercheurs affirment l’efficacité à coup d’études. Notre propos ici n’est pas d’interroger ces recherches mais de constater que ça marche. Un livre à 9 euros n’est pas perçu comme un livre à 10 euros, de même que 2.99 euros sera perçu plus raisonnable que 3 euros alors que quelques centimes les séparent. Pour se rendre compte de ce phénomène, vous n’avez qu’à observer la tarification de plusieurs produits à Amazon.

price09price09.4  Source :  Amazon.fr

  • Présenter un prix plus bas que le prix affiché : c’est un peu la stratégie que font souvent plusieurs enseignes de commerce. On met le prix de 100 euros, on le barre, on met à côté “Maintenant à 55 euros”.

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  • Concevoir un package : Le produit avec des bonus, d’autres livres, des conseils, des exclusivités,… Ici, vous jouez sur le nombre pour faire accepter votre prix.

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  • Le prix du concurrent : Ici, vous n’avez qu’à faire une recherche sur les prix des produits concurrents et fixer votre prix.

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  • Mettre plus en avant la valeur ajoutée du produit : Et oui, c’est aussi une stratégie qui vise à plus présenter et détailler les avantages du produit et ses fonctionnalités. Vu sous cette angle, le client se dira que c’est pas cher payé par rapport à ce qui est offert.

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Voilà pour quelques exemples. Réfléchissez à votre stratégie des prix car il n’est pas interdit de combiner toutes les stratégies citées plus haut afin d’avoir une proposition originale.

Il peut arriver, dans le cas par exemple où vous souhaitez vendre votre livre sur un blog, que vous ayez besoin d’une page de vente. Vous allez devoir vous soumettre au difficile exercice de conception d’une page de vente.

Concevoir une page de vente pour votre livre

“Turn words into profits”

C’est ainsi que Dan Kennedy dans son livre “The Ultimate Sales Letter” définit la fonction d’une page de vente. La fonction d’une page de vente est de transformer des mots en profits. A la base, l’opération est simple : dans la page de vente, vous présentez votre livre, les bénéfices qu’un lecteur va en retirer à la fin de votre livre et la procédure à suivre pour l’acquérir. Certains vendeurs professionnels résument leur procédure de vente par l’acronyme AIDA (Attention, Intérêt, Désir et Action). Ainsi, vous devez créer l’attention, susciter l’intérêt, développer le désir et motiver l’attention. Un auteur indépendant qui n’a pas les moyens de louer les services d’un professionnel de la vente pour traduire cet acronyme en mots est désemparé et peut vouloir enjamber cette étape et proposer juste son produit avec une image sur une page de son blog, avec le lien pour l’achat. Ce serait une erreur stratégique. Avoir des lecteurs et des fans de votre blog est une chose, les transformer en clients en est une autre.

Les experts de la conversion affirment que sur 100 visiteurs qui atterrissent sur votre blog, on tourne en moyenne autour de 2 seulement qui achètent votre livre, donc le taux de conversion tourne autour de 2%. Si vous avez autour de 10 000 visiteurs mensuels, espérez dans le meilleur des cas 200 ventes mensuelles. C’est pour cela qu’il faut mieux élaborer votre page de vente pour augmenter votre taux de conversion.

Pour vous faire comprendre l’importance d’une page de vente, des start-up sont nées du côté des Etats-Unis proposant des services pour vous accompagner dans la conception et l’intégration d’une page de vente. En quelques clics, vous avez votre page de vente car plusieurs modèles de page de vente vous sont proposées et vous n’avez qu’à choisir un modèle, modifier quelques points, donner l’adresse de votre blog et l’intégration se fait nativement. Seulement, très loin de ma préférence pour les solutions gratuites, ces plateformes de conception et d’intégration de pages de vente sont payantes. Néanmoins, elles offrent un mois pour l’essai et vous avez le temps d’évaluer le service… et pourquoi pas créer vous même une page de vente dans votre blog après la période d’essai si le service n’est pas convaincant.

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Les pages de vente sont souvent associées aux “landing page”, Ici Unbounce l’un des précurseurs des plateformes de conception de page de vente

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Quelques exemples de modèles de “landing pages” par Unbounce

Unbounce n’est pas seul sur le marché puisqu’on a Instapage, Hubspot, Leadpages, Wishpond et bien d’autres. Ces dernières plateformes sont plus complètes et ne se limitent pas seulement à la conception de votre page de vente mais permettent de faire des tests pour observer le comportement des visiteurs sur votre page, afin que vous puissiez faire des ajustements ou des modifications. Comme quoi c’est un marché déjà mature aux Etats-Unis.

Seulement, si vous n’avez pas 49 dollars au moins par mois à offrir à Unbounce pour une page de vente professionnelle, mieux vaut opter à créer vous même votre page de vente. Les raisons ne manquent pas pour se consoler : “avant Unbounce, on vendait“, “c’est pas le design qui vend, mais la qualité et la valeur ajoutée du produit“,….etc. Une fois la page créée, il va falloir réfléchir au contenu de cette page. C’est pour cela que nous allons décomposé ce qu’est une page de vente aujourd’hui sur le Net.

En règle générale, une page de vente a cinq (05) éléments que je vais présenter en l’illustrant avec l’exemple d’une page de vente d’un livre :

  • La proposition unique de vente, qui porte le titre de l’offre, un sous-titre pour renforcer l’offre et une courte phrase pour introduire l’offre, ce qu’on appelle communément l’accroche.

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L’accroche du livre d’Unbounce avec un titre et le sous-titre qui renforce ce qui est annoncé dans le titre

  • L’image ou la vidéo de l’offre. Ici, on présente l’image du produit ou une vidéo qui parle du produit.

  • Les bénéfices de l’offre, qui présente sommairement en liste les bénéfices de l’offre. Que va bénéficier le lecteur à la fin de votre livre ?

  • Les preuves : on peut présenter ici les preuves sociales comme les références, témoignages, recommandations, citations de presses,…etc mais aussi les indicateurs de confiance comme l’image d’un antivirus pour la sécurité, une image de cadenas, une garantie de remboursement…

  • Un appel à l’action : il s’agit le plus souvent d’un bouton en couleur qui motive l’action. L’objectif de la page de vente est de vous faire cliquer sur ce bouton.

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L’image au centre, les bénéfices à gauche et l’appel à l’action à droite pour le livre d’Unbounce

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Une méthode de preuve : vous citez les médias ou journaux ayant parlé votre produit. Ici avec le livre de Paddy Moogan

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Une autre méthode de preuve : recueillir les témoignages. Ici avec le livre de Paddy Moogan

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Un indicateur de confiance qu’on retrouve le plus souvent proche des boutons à cliquer pour engager la procédure d’achat. Ca rassure le client. Les anglo-saxons appellent ces signes les “trust seals”

Dans tous les cas, ces exemples sont fournis uniquement pour booster votre imagination. Le plus important est de se mettre à la place du client. Imaginez les questions que vous vous posez lorsque vous voulez faire un achat. Et une page de vente à haut taux de conversion en ressortira. Si vous avez un blog sous WordPress hébergé, vous pouvez avoir les mêmes services qu’offre Unbounce à partir d’un plugin gratuit. Pour les autres, ce sera du payant ou du DIY (Do It Yourself, Fais ça toi même).

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Un plugin gratuit WordPress pour intégrer une landing page dans votre blog WordPress

Une page de vente ne convertit que les visiteurs qui la lisent effectivement. Ce qui veut dire que vous devez drainer du monde vers votre page de vente. C’est le but poursuivi par la promotion que nous allons maintenant aborder.

La promotion

L’ebook d’iThemes nous prévient que si vous vendez 100 copies de votre livre, vous êtes dans le top 20% des auteurs. C’est-à-dire qu’il n y a que 20% des auteurs qui réussissent à vendre 100 copies et plus.

La vente d’un produit de votre blog est égale au nombre de visiteurs de votre blog multiplié par le taux de conversion.

Ventes = Nombre de visites × Taux de conversion

Nombre de visites = Audience de votre blog, donc Ventes = Audience de votre blog × Taux de conversion

Si vous avez une audience de 10 000 visites mensuelles et qu’on retient le taux de conversion statistiquement observé de 2%, on est à 200 unités de vente. Si vous voulez augmenter vos ventes, il faudra jouer sur l’un des paramètres de la fonction de vente. La promotion du produit joue sur l’audience afin d’augmenter les ventes. En clair, promouvoir un produit c’est élargir l’audience du produit. Il n’y a pas de règle ou de méthodes standard pour promouvoir un produit, seule votre imagination est la limite. Nous allons juste lister quelques astuces :

  • La captation de l’audience d’autres blogs : les blogueurs proposent un article à d’autres blogs influents à la sortie de leur livre. On observe le plus souvent cette stratégie de plusieurs auteurs dans la publication de leur livre. Des articles résumant le livre ou abordant les thèmes du livre sont publiés dans des blogs à forte audience ou influents. Ainsi, cette exposition temporaire à une nouvelle audience permet de disposer d’un surplus d’audience qui peut être converti en ventes.

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Ici le blog d’Aurélien Amacker qui autorise les articles invités

  • Les partenariats avec d’autres blogueurs influents : ici, vous établissez un partenariat gagnant-gagnant avec d’autres blogueurs influents en leur proposant une commission au cas où les ventes passeraient par leur blog ou leur liste d’abonnés email. C’est aussi une stratégie qu’on observe le plus souvent.

  • Payer une campagne de mots-clés pour mieux exposer votre livre : Ici, vous achetez des mots-clés des moteurs de recherche par exemple par Google Adwords pour permettre à Google d’afficher en première page et en priorité les liens vers votre produit lorsqu’un internaute fait une recherche sur un mot-clé. On peut toujours contourner cette voie en publiant des articles dans votre blog avec ciblage de mot-clé par Google Keyword Planner, l’outil de planification de mot-clé de Google.

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Bing Ads pour gérer vos campagnes par mots-clés à partir des moteurs de recherche de Google et Yahoo. Vous pouvez aussi opter pour Google Adwords qui gère vos campagnes par le moteur de recherche Google.

  • Engager une campagne de promotion sur les réseaux sociaux : Créer une Fan page à Facebook, un compte Twitter dédié, un compte Google+, Pinterest, Instagram, Tumblr, Youtube,…etc. Il y a toujours des groupes qu’on peut cibler dans ces réseaux sociaux, par exemple en effectuant une recherche à Facebook sur les groupes qui peuvent être intéressés par votre livre, ou en faisant aussi une recherche par hashtags pour cibler certains utilisateurs de Twitter. Ou si on est moins enclin à passer cette corvée, passer à la caisse des régies publicitaires de ces réseaux sociaux.

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Pour ceux qui veulent la promotion payante sur Twitter.

  • Organiser un jeu-concours, offrir des bonus et cadeaux aux premiers acquéreurs,

  • Offrir gratuitement un long vrésumé du livre en libre téléchargement pendant une période pour susciter le buzz, des commentaires et autres retours. Mais le meilleur moyen de l’offrir gratuitement est de le proposer contre paiement d’un tweet par exemple et les plateformes proposant ce moyen d’échange existent. Ce qui fait que chaque téléchargement de votre résumé de livre génère un tweet avec un lien, ce qui entraine une diffusion large et crée du buzz et des commentaires.

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la plateforme PayWithATweet où vous “vendez” votre livre contre un tweet. Idéal pour une promotion

Tous ces exemples ne sont pas exclusifs. Les blogueurs rivalisent d’imagination pour trouver des solutions afin d’élargir l’audience de présentation de leur produit.

Qu’on ne vous trompe point. Il y a des personnes qui vous font croire qu’une fois votre livre publié, vous allez crouler sous les ventes. C’est totalement faux. La promotion de votre livre vous consommera au minimum deux fois l’énergie dépensée pour écrire le livre. Pensez, au minimum, à promouvoir votre livre auprès :

  • des amis et des connaissances : le bouche à oreille reste encore une méthode autorisée pour la promotion.

  • des réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+, LinkedIn,…etc.

Et surtout, créez un blog à WordPress ou à Blogger : c’est gratuit. Avec une plateforme de blog, vous pouvez aborder les thèmes proches de votre livre. Et je vous assure que ce sera un travail de longue haleine.

Voilà ainsi clôturé les étapes de publications d’un livre. C’est tout un processus qui n’est pas du tout facile. Don Murray pouvait diviser cette phase en 3 (pré-écriture, écriture et révision) puisqu’à l’époque où il écrivait cet article, au début des années 80, on passait par un éditeur pour publier le livre. L’éditeur se chargeait de faire la couverture du livre, de fixer le prix, faire les mises en page, corrections et révision, de gérer la distribution du livre dans les points de vente et d’en assurer la promotion.

Aujourd’hui, avec l’informatique qui a permis la déconnection du contenu avec le support, et surtout la diffusion de la publication indépendante, vous pouvez vous retrouver à exécuter vous-même toutes ces tâches, avec plus ou moins de réussite. Cela ne veut pas dire que les éditeurs sont morts. Les éditeurs continuent toujours à faire leur travail, avec la réduction de vos marges. Avec la publication indépendante, vous avez plus de marges mais votre temps est consommé. Même en déléguant, vous devez contrôler. Dans tous les cas, vous serez soumis à l’arbitrage entre qualité et marges.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire pour écrire et publier un livre.

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mercredi 3 septembre 2014

Comment écrire son premier livre ? Le Guide (1)

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Ce billet est la première partie du thème abordé. La seconde partie sera publiée demain.

On doit enseigner l’enchainement des différentes activités qui concourent à la production d’un livre et non les auteurs du programme, c’est le conseil sans cesse réitéré par Don Murray jusqu’à sa mort. C’est dans cet optique qu’il avait découpé l’écriture en trois étapes : la pré-écriture, l’écriture et la révision. Nous avons abordé ces étapes dans le récent billet.

Seulement, mon expérience avec la publication de mon premier livre, Le Secret des Blogueurs Qui s’enrichissent, m’a permis de noter les limites de ce modèle. Il est intéressant en vase clos, lorsque vous vous contentez juste d’écrire votre livre mais si vous voulez mettre ce livre sur le marché, il va falloir aller plus loin.

Plusieurs personnes, aspirants auteurs, pensent qu’il faut « bien » écrire un livre pour le vendre, que les grandes idées, de meilleurs développements et arguments vont suffire à faire vendre un livre. C’est une conception d’amateur que j’ai moi-même adopté à un moment donné, avant de me confronter à la réalité et la désillusion qui s’en est suivie.

La promotion est plus chronophage que l’écriture. Cela fonctionne comme un effet réseau : plus votre livre est connu et apprécié par la critique, plus vous avez de lecteurs. C’est pour cela que vous verrez des auteurs professionnels accorder des interviews lors du lancement de leur livre, faire des soirées dédicaces, arpenter les salons de livre pour des rencontres avec les lecteurs, faire des points de presse,..etc. Toute cette activité demande autant d’énergie, sinon plus que celle déployée pour écrire le livre.

Le modèle « pré-écriture, écriture, révision » étant limité, j’ai voulu me frotter à un modèle plus proche des réalités du marché. En faisant une recherche par Google, je suis tombé sur un document fort intéressant qui a comblé mes attentes. Le titre du document est « How to create your first ebook » . Ce document est édité par la place de marché Wordpress iThemes.

Ainsi, les différentes étapes qui incombent à un auteur sont les suivantes :

  • Le choix du sujet,
  • La planification,
  • L’écriture,
  • L’édition,
  • La publication,
  • La vente,
  • Et enfin la promotion.

Ce qui suit est un résumé de cet ebook très intéressant.

Le choix du sujet

Avant tout début d’écriture d’un livre, vous devez d’abord vous poser la question de savoir pourquoi vous voulez écrire un livre. Et cet ebook identifie cinq raisons qui peuvent vous amener à écrire un livre :

  1. Partager et diffuser vos idées,
  2. Etaler votre expertise,
  3. Communiquer dans un format différent,
  4. Gagner de l’argent,
  5. Par passion.

Et oui ! Par passion. Un passionné peut aussi s’essayer par recherche d’une expérience, juste pour « voir » comme on dit.

Quel qu’en soit les raisons, le choix du sujet ou thème abordé par le livre est une étape importante. Dans tous les cas, ce choix doit répondre à un certain nombre d’exigences :

  • Le livre doit être nécessaire : des millions de livres sont publiés chaque année. Pourquoi un lecteur potentiel devrait ajouter votre livre à son étagère ? qu’apporte-t-il de neuf ou d’original par rapport à tout ce qui existe ?
  • Le livre peut puiser dans votre expérience : les gens sont en quêtes de solutions et de raccourcis pour résoudre leurs problèmes. Votre expérience peut changer les vies de plusieurs personnes.
  • Le livre peut être basé sur la recherche : après plusieurs recherches, lectures, vous pouvez constater qu’un domaine n’a pas été exploré et c’est l’occasion pour vous de combler ce vide avec votre livre.

Le choix du sujet du livre s’accompagne toujours d’une clarification de votre intention. Qu’est-ce que vous visez en écrivant votre livre ? C’est cela qui donnera une orientation à votre écriture. Est-ce un livre d’histoire ? Un manuel d’apprentissage ou de formation ? Une biographie ?

En général, cette étape ne prend pas assez de temps car la motivation à écrire un livre dicte le sujet du livre.

La planification

Ecrire un livre demande du temps et de l’énergie. Ces deux ressources doivent être organisées afin que puissiez atteindre votre objectif. Et qui dit organisation, dit plan. Il serait difficile pour vous de terminer un livre si vous travaillez à la volée, au goût de vos humeurs et émotions.

Ainsi, pour planifier, il faudra répondre à un certain nombre de questions :

  1. Quelle est votre audience : il faut savoir pour qui vous écrivez votre livre. C’est très important puisque cela impactera votre style d’écriture ainsi que le contenu de votre livre.
  2. Quel format de publication pour votre livre ? Allez-vous publier votre livre en PDF ou en ePub ? Il faut savoir que le PDF se prête mieux à une distribution du livre à partir de votre propre plateforme comme un blog, alors que le format ePub est plus compatible avec des sites de vente comme Amazon. Ce n’est pas à la fin de votre livre que vous devez réfléchir à ces questions. Si vous écrivez votre livre dans un logiciel de traitement de texte comme Word et que vous devez le publier en PDF, vous devez penser à télécharger et installer un logiciel comme PDF Creator pour la conversion de votre texte en PDF. En revanche, si vous souhaitez publier votre livre en ePub, vous devez le saisir et le convertir dans un logiciel comme Calibre ou convertir votre fichier texte à partir d’un site comme http://liber.io/. Ce point a fait l’objet de détail ici.
  3. Où est ce que vous allez vendre votre livre ? : avant de commencer à écrire le livre, vous devez avoir une idée sur la distribution du livre. Il faut faire un tour des différents sites de vente de livre pour avoir une idée sur la distribution indépendante. Est-ce que vous allez le distribuer à Amazon, à la FNAC, à iBooks Store? Il existe pléthore de sites de vente de livres.

L’audience vous donne une idée sur le contenu du livre, le format vous donne une idée sur la forme et la présentation du livre. Pour finir, savoir où vendre le livre vous donne une idée sur « l’après-écriture », sur ce qu’il faudra faire une fois le livre terminé.

Ne tombez pas dans le piège de la majorité des auteurs, puisque moi-même j’y suis tombé. La qualité de votre livre, de vos idées ne suffisent pas à la faire vendre, surtout lorsque vous en êtes à vos premières publications. Vous serez désagréablement surpris.

Une fois le plan étalé, vous devez écrire le livre.

L’écriture

On nous avait appris lorsque nous étions jeunes, que la Bible, les Saintes Ecritures avaient été écrites par révélation, c’est-à-dire que ses auteurs n’avaient pas besoin de réfléchir pour mettre les mots sur leur manuscrit. Cette époque est révolue, même comme on trouve toujours dans les rayons de librairie des individus qui proclament être des médiums qui reçoivent des messages de planètes qu’ils transcrivent intégralement dans leurs livres. En ce qui vous concerne, vous devez vous remuer pour écrire votre livre, faire tourner les méninges et pas seulement les méninges.

On divise généralement cette phase d’écriture en quatre (04) activités : rechercher, résumer, écrire, réécrire. Ces activités ne sont pas linéaires : on peut bien réécrire et aller modifier le résumé, ou faire de nouvelles recherches. La division n’est pas marquée.

La recherche vise à fournir assez de matériaux pour soutenir ou élargir le sujet de votre livre. Elle vise aussi à avoir une idée sur ce qu’on dit d’autres auteurs sur votre sujet. Elle nécessite une excellente organisation, compte tenu du volume de documents de toute nature (texte, audio, vidéo, image) que vous allez avoir. Un outil comme Evernote vous facilitera la tâche.

Le résumé du livre vise à vous donner une boussole afin de vous orienter. C’est cette boussole qui vous permettra de vous départir du volume de documents issus de la recherche. Lorsque vous ouvrez un livre, vous observez toujours présenté avant même l’introduction du livre un plan, un sommaire ou une table des matières. C’est de cela dont il est question ici. Bien sûr, le résumé que vous allez faire n’est pas définitif. Vous allez certainement y revenir au fil de l’écriture mais ayez au moins une carte avant de commencer. L’important n’est pas d’avoir les détails mais d’avoir au moins les idées générales.

L’écriture intervient après le résumé. Ici, vous produisez une première ébauche, on peut dire un brouillon du livre. Le résumé vous a donné les idées générales. Maintenant, vous exploitez les résultats de la recherche, les documents obtenus pour aller en profondeur, pour fournir les détails à vos idées générales.

Les bonnes expressions, les meilleures tournures ne jaillissent pas le plus souvent au premier coup. C’est pour cela qu’il est important de réécrire, de revoir la première ébauche du livre. En relisant cette ébauche, on peut avoir d’autres perspectives, d’autres idées, d’autres approches. C’est ici que vous devez sortir de votre cocon pour aller à la rencontre de personnes qui pourront jeter un coup d’œil à votre livre. Vous pouvez commencer par vos proches.

L’édition

Une fois que vous avez achevé l’écriture de votre livre, il faut l’éditer. Je dois attirer l’attention sur une nuance que beaucoup d’auteurs confondent : éditer un livre ne veut pas dire le réécrire. A l’édition, vous avez une version finale de votre texte. Ainsi, l’édition d’un livre porte sur trois volets :

  1. L’édition de contenu : ici, on essaie d’analyser les supports et les détails de vos idées. On en vérifie l’exactitude. Si vous avez eu recours à une statistique pour soutenir un de vos arguments, on en vérifie l’exactitude et surtout la source. La crédibilité de la source est très importante. C’est plus rassurant lorsque cela vient d’une institution, d’un centre de recherche ou d’un organisme spécialisé. Il en de même des citations, faits relevés, anecdotes qui doivent être vérifiés. On vérifie aussi l’organisation de votre contenu : il ne faut pas de disproportion entre les différentes parties de votre livre. Si votre livre a par exemple trois parties, si on se retrouve avec 85 pages pour une seule partie sur un livre de 100 pages, ça pose un problème. Autant mieux prendre cette partie pour le livre et le découper en chapitres. Vous devez aussi avoir une vue d’ensemble sur le contenu de votre livre : analyser la logique de vos idées (s’ils se tiennent comme le tronc d’un arbre tient les branches), leur cohérence (le principe de non contradiction).
  2. L’édition de texte : ici, ce ne sont pas les idées qui sont analysées mais le texte. Les règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison sont sollicitées. On analyse le texte ligne par ligne et on corrige toutes les fautes. C’est difficile de faire l’édition de texte tout seul. Il va bien falloir, à défaut d’un professionnel, solliciter vos amis et vos proches pour vous aider à repérer toutes les coquilles. C’est le nombre qui compensera l’œil du professionnel.
  3. Relecture : la relecture est importante tout simplement parce que toute la correction ne réside pas dans l’observation des règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison. Comme le relève Steven Pinker, toute langue possède un certain nombre d’irrégularités qui ne peuvent pas être déduites des règles communément admises comme les idiomes, les figures de style et autres accidents de l’histoire qui ne répondent pas à la logique de la langue. Prenons un exemple simple parmi la multitude d’exemple citée par Michel Volle dans un de ses articles que j’ai apprécié : le terme “balayeur” est de moins en moins admis, au profit de “technicien de surface” ou un “instituteur” est remplacé par “professeur des écoles”. La langue évolue parfois et certaines expressions peuvent devenir caduques. Cela l’a rien à voir avec des règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison.

La publication

Une fois la rédaction terminée et l’édition assurée, vous devez aller confronter votre œuvre avec le marché. Mais avant d’y aller, il faut s’assurer que votre livre a la touche professionnelle pour se démarquer des autres. C’est la raison pour laquelle vous devez penser à la mise en page du livre.

La mise en page vise à donner à votre livre une présentation professionnelle et surtout une excellente lisibilité. Ainsi, vous devez vous assurer d’avoir choisi la bonne police, celle qui ne fera pas mal aux yeux du lecteur, celle qui permettra une lisibilité à 30cm de votre livre. Vous devez aussi penser à bien démarquer les titres, les paragraphes, les chapitres.

Vous pouvez démarquer les titres en leur donnant une plus grande taille de police, ou une couleur, ou un soulignement. Pour le paragraphe, vous pouvez définir des espacements entre paragraphes. Pour les chapitres, vous pouvez vous contenter des sauts de pages.

La mise en page concerne aussi le format de la page, avec la définition des marges, les numéros et l’orientation de la page. On doit aussi s’assurer que le livre comporte tous les points d’un livre professionnel. En plus du contenu, il doit être doté d’une page de titre, d’une page de copyright, d’une dédicace, d’une table des matières, d’un avant-propos,…etc.

Une fois la mise en page terminée, vous devez penser à le formater. Lorsque vous écrivez votre livre dans un traitement de texte comme Word, il est « formaté » dans ce logiciel, c’est pour cela que le fichier de votre livre aura une extension « .doc », « .docx ». Seulement, ce n’est pas un format adapté à la distribution de livres professionnels. Le format professionnel de distribution des livres est le PDF. Ou encore l’ePUB. Nous avons parlé de cela dans la partie “Planification” plus haut. Si vous voulez les détails sur les différentes options pour obtenir des fichiers à ces formats, vous pouvez vous reporter à ce billet ici.

L’autre point important et plus critique de votre livre est la couverture et le titre du livre. C’est la première accroche puisque le lecteur voit le plus souvent la couverture du livre en premier. Si votre couverture ainsi que le titre du livre ne captent pas son attention, ne suscite pas de l’intérêt, vous aurez raté le dernier mètre de votre course.

Pour un indépendant, vous avez le choix entre vous offrir les services d’un designer, d’un graphiste, d’un infographe ou de faire vous-même la couverture du livre. Il est clair qu’obtenir une couverture au rendu professionnel est plus facile avec les services d’un professionnel mais cela a un prix. Et parfois, les moyens n’y sont pas. Dans ce cas, vous pouvez passer en revue vos relations, amis ou connaissances pour voir si vous ne comptez pas parmi l’un deux une personne qui a bon doigté graphique. Avec la généralisation de l’informatique d’aujourd’hui, Je suis sûr que vous allez trouver quelqu’un et là, vous pouvez demander un rendez-vous pour travailler sur le projet. Vous devez encore tester votre couverture auprès de vos proches et connaissances. Notez toutes les critiques et appréciations et discutez-en avec votre graphiste.

Si vous n’avez aucun proche dans l’infographie et pas les moyens de vous offrir les services d’un professionnel, alors, vous allez devoir faire vous-même la couverture de votre livre. Dans ce cas, vous pouvez aller sur le site d’Amazon observer un échantillon de couverture de livres, et pourquoi pas les couvertures de livres concurrents de votre sujet. Prenez votre temps pour observer. C’est cette phase qui vous inspirera et vous permettra d’avoir une idée sur la couverture que vous souhaitez avoir. Il est préférable d’avoir deux modèles et d’en faire un schéma sur papier. Ces deux schémas de modèles seront confrontés aux yeux de vos proches pour qu’il fasse un choix. Cette stratégie vous évitera de bosser dur sur des modèles pour les voir rejetés après.

Pour la couverture de mon livre, Le Secret des Blogueurs qui S’enrichissent, je suis passé par Derek Murphy, animateur du site DIY BOOK COVERS, qui m’a permis à travers le modèle d’une couverture fournie aux abonnés de sa newsletter, de concevoir la couverture de mon livre. C’est une très bonne option et le site de Derek Murphy est idéal pour les indépendants. J’ai dû me servir, pour le choix de l’image de couverture, des sites d’images gratuites en ligne PIXABAY ainsi que FREE DIGITAL PHOTOS. Mais ce ne sont pas les seuls sites d’images gratuites. Il en existe pléthore et Google peut vous aider à les retrouver. Il arrive que la taille d’une image ne soit pas convenable au format de votre couverture. Dans ce cas, je me suis servi de Pixlr, l’éditeur en ligne d’images, qui réduit la taille en conservant une excellente qualité. De même que le poids d’une image peut handicaper votre couverture. Dans mon cas, je me suis servi de Compressor. J’ai monté toutes les modèles de couverture du livre sous Word et une fois le fichier terminé, je faisais une conversion du fichier en PDF grâce à PDF Creator. Le fichier PDF obtenu était à son tour converti en fichier image grâce au convertisseur de PDF en JPG mis en ligne par Derek Murphy, le « PDF to JPG free online converter ». Ce fichier image, tous les sites de vente en ligne de livres vous le demanderont, pour le mettre sur le lien de votre livre. C’est cette image que les visiteurs et potentiels lecteurs verront sur leurs sites.

Une fois la couverture terminée, la version finale du texte arrêtée, il faut le vendre.

C’est ce point que nous aborderons dans la deuxième partie de ce long billet, la vente mais aussi la promotion.

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mardi 2 septembre 2014

Convertir son livre au format ePub en 1 minute

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La plupart des auteurs écrivent leur livre dans un logiciel de traitement de texte comme Ms Word ou LibreOffice. Une fois la version finale du texte de votre livre arrêtée, il faut le publier dans une plateforme de vente. Cette plateforme peut être votre propre blog ou cela peut être un site populaire de vente de livres comme Amazon ou la FNAC. Dans les deux cas, vous ne pourriez pas publier ce livre au format de votre logiciel de traitement de texte.

Pour publier un texte sur le web, il n’existe que deux formats largement populaires : le PDF et l’ePub. Bien sûr, il existe d’autres formats de distribution comme le DJVU ou le MOBI mais aucun d’eux n’a pas la popularité du PDF et de l’ePub.

Pour convertir votre fichier texte en PDF, de nombreuses solutions gratuites existent : il suffit juste d’avoir la patience d’attendre les résultats de recherche de Google. Pour les puristes, ceux qui veulent un résultat de qualité, ils pourront télécharger et installer un logiciel comme PDF Creator pour obtenir un fichier PDF. Pour d’autres, certains lecteurs de PDF gratuits comme FOXIT Reader vous permettent de créer des PDF sans problème.

Ainsi, aucun problème ne se pose pour la création de fichiers PDF. En revanche, pour la création de fichiers ePub, cela est beaucoup plus compliqué.

Je m’en suis rendu compte au moment où je vous voulais publier mon livre, Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent. Il me fallait le publier en ePub et j’ai eu des misères. J’ai commencé à éditer mon texte avec le logiciel Sigil puisque ce logiciel permettait nativement d’obtenir un fichier ePub à la fin. Avec toutes les difficultés du monde et des limites internes au logiciel, comme la difficulté d’intégrer des tableaux ou des images, je suis parvenu, bon an mal an, à obtenir une version ePub du livre.

Néanmoins, cette version était rejetée par les sites de vente de livres ou pour ceux qui l’acceptaient, c’était avec réserve. Cela m’a obligé à revoir ce qui n’allait pas et j’ai fini par constater que les promoteurs de SIGIL avaient arrêté son développement, car ils estimaient que CALIBRE, un autre logiciel, assurait parfaitement toutes les fonctionnalités d’un éditeur professionnel d’ePub. C’est la raison pour laquelle j’ai dû retravailler mon ePub avec CALIBRE pour obtenir une excellente version de mon livre ePub prêt à être publier et cela a marché avec les plateformes de vente de livres.

Bien que je conseillerai Calibre, je dois dire que ce logiciel n’est pas d’une facilité d’utilisation au premier abord. Beaucoup s’arracherait les cheveux pour arriver à le dompter. C’est pour cela que je cherchais un outil simple qui permettrai d’avoir, à partir de son fichier texte saisi et édité sur un logiciel de traitement de texte, rapidement un fichier ePUB. Grâce à ProductHunt, j’ai pu découvrir un outil, ou plutôt une web application, LIBERIO qui permet à partir de votre fichier déposé sur Google Drive (le service de stockage et de partage de fichiers de Google), d’avoir rapidement un fichier ePUB, en moins d’une minute comme l’indique le titre de ce billet.

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Ainsi, LIBERIO vous permet :

  • de saisir directement votre texte sur Google Drive, ou importer votre texte saisi dans un autre logiciel à Google Drive,
  • d’importer votre texte à LIBERIO à partir de Google Drive,
  • de publier votre livre au format ePUB dans les plateformes de vente comme AMAZON, Google Play Books, ou encore iBooks Store.
  • de partager votre livre, si vous le voulez, à Facebook, Twitter, ou encore Google+.

Avec cet outil, publier un livre au format ePUB est aussi simple que publier en PDF. Vous avez ainsi les deux formats adaptés à la distribution des livres et documents à l’heure actuelle. Pas besoin de s’étaler en captures d’écran pour vous guider. Son intuitivité vous guidera tout au long du processus et vous n’aurez qu’à faire des clics de validation. C’est la raison pour laquelle je ne souhaite vous perdre plus de temps. Je suis sûr, pour ceux qui ont parcouru le même chemin de croix que moi pour publier un livre, que vous allez l’adopter.

Pour finir, notez que ce service est gratuit : il vous suffit juste d’avoir un compte à Google.

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lundi 1 septembre 2014

Comprendre le « Growth Hacking » : « C’est quoi un modèle ? » (3)

« Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable. »  Paul Valéry (1871-1945), Mauvaises pensées et autres, 1942 in Œuvres, Tome II, Gallimard, Bibliothèque de La Pléiade 1960, p. 864. Citation tirée du blog de Michel Volle à l’adresse http://www.volle.com/opinion/nature.htm, le 30 Août 2014.

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En réponse à l’un des commentaires sur un compte rendu de lecture du livre de Sylvestre Frézal, Modèles et mesures, Michel Volle dit ceci :

« Tout objet réel possède une infinité de caractéristiques (sa forme géométrique, son histoire, sa composition moléculaire etc.) : il faut donc choisir celles que l'on observera, et leur nombre sera toujours fini. ».

Un objet visible présenté à dix personnes n’a pas la même représentation mentale pour ces dix individus. C’est comme nos ordinateurs portables. Si vous prenez dix ordinateurs portables, vous n’allez pas voir un seul où les mêmes applications sont installées. Donnez deux ordinateurs identiques à un comptable et à un chimiste et prenez congé pour un mois. Revenu, ces ordinateurs n’auront d’identiques que l’apparence physique.

C’est pour cela que l’intention est liée à la représentation mentale et de là à notre action. Cette notion de représentation mentale fait appel à la notion de « modèle ». Reprenons les travaux de Michel Volle pour avoir une idée de ce qu’on entend par modèle :

« Un « modèle » est la représentation mentale d’un être du monde réel et de son fonctionnement : quand on dispose d’un modèle, on peut simuler mentalement le comportement de cet être. La modélisation, ce n’est donc rien d’autre que la pensée organisée en vue d’une finalité pratique. Modèle est synonyme de théorie, mais avec une connotation pratique : un modèle, c’est une théorie orientée vers l’action qu’elle doit servir. »

C’est une opération tellement banale qu’on est surpris que des personnes soient réticentes lorsqu’on parle de modèle. Si vous affirmez à une personne qu’elle passe une bonne partie de son temps à modéliser, elle estimera que vous l’amenez vers une pente peut être pas glissante, mais trop intellectuelle à son goût. Et Pourtant :

« Dans la vie courante, nous modélisons tous et tout le temps : à chacun des êtres qui nous entourent, qu’il s’agisse d’objets matériels, de personnes ou d’institutions, nous associons une image mentale qui nous permet d’anticiper son comportement. Nous faisons des simulations pour évaluer les conséquences de nos décisions et choisir parmi les décisions possibles, en tenant compte des incertitudes. Lorsque nos modèles nous semblent faux ou trop grossiers, nous les modifions. »

Pourquoi certaines personnes ne se sentent pas concernées par la modélisation ?

« Cette démarche, intuitive et rapide dans la vie personnelle, n’est explicitée que lorsque l’on réalise un travail professionnel ou scientifique. Alors le vocabulaire devient technique, « abstrait » et éloigné du langage courant. Cette technicité rend la modélisation (sous sa forme explicite) difficile à comprendre pour certaines personnes. »

Pourtant, la modélisation est très simple :

« (…) Modéliser un être c’est définir :
- les concepts qui permettent de le décrire ;
- les relations fonctionnelles qu’entretiennent ces concepts
. »

Le problème avec la modélisation tient au fait que certains pensent que les modèles, outils pour scientifiques, servent à prédire. Il est vrai que certaines disciplines se sont laissé aller à ce genre d’exercice à l’instar de l’économie qui est sous le feu des projecteurs et des critiques depuis quelques années avec la récente crise financière. Un modèle, ce n’est pas un mage ou un médium déguisé. Pour comprendre à quoi sert un modèle, il faut recourir à un excellent article de Joshua M. Epstein, « Why Model? »  publié dans le Journal of Artificial Societies and Social Simulation.

Dans le résumé de l’article, il précise ceci :

« This lecture treats some enduring misconceptions about modeling. One of these is that the goal is always prediction.”

Ainsi, c’est une fausse idée de croire qu’un modèle sert toujours à prédire.

Il reprend à l’introduction de son article ce qu’a relevé Michel Volle plus haut, à savoir que tout le monde modélise :

« The first question that arises frequently—sometimes innocently and sometimes not—is simply, "Why model?" Imagining a rhetorical (non-innocent) inquisitor, my favorite retort is, "You are a modeler." Anyone who ventures a projection, or imagines how a social dynamic—an epidemic, war, or migration—would unfold is running some model.”

(Tr.) La première question que pose fréquemment, parfois innocemment et parfois pas du tout est tout simplement: «Pourquoi modéliser?" demande un inquisiteur (pas du tout innocent), ma réplique préférée est: «Vous êtes un modélisateur." Toute personne qui ose une projection, ou imagine comment une dynamique sociale (une épidémie, une guerre, ou une migration) se déroulerait est en train de faire tourner un modèle.

Seulement, quelle est la différence entre ce modèle et celui des scientifiques. Joshua Epstein donne la particularité de nos modèles de la vie courante, de nos modèles de tous les jours.

« But typically, it is an implicit model in which the assumptions are hidden, their internal consistency is untested, their logical consequences are unknown, and their relation to data is unknown. But, when you close your eyes and imagine an epidemic spreading, or any other social dynamic, you are running some model or other. It is just an implicit model that you haven't written down.”

(Tr.) Mais généralement, il s'agit d'un modèle implicite dans lequel les hypothèses sont cachées, leur cohérence interne n'a pas été testée, leurs conséquences logiques ne sont pas connues, et leur relation avec les données est inconnue. Mais, lorsque vous fermez les yeux et imaginez une propagation de l'épidémie, ou de toute autre dynamique sociale, vous exécutez un quelconque modèle. Il s’agit juste d’un modèle implicite que vous n'avez pas écrit.

C’est pour cela que Joshua Epstein estime qu’on ne doit pas se poser les questions sur la démarche de modélisation puisque tout le monde le fait. Le problème est ailleurs :

« The choice, then, is not whether to build models; it's whether to build explicit ones. In explicit models, assumptions are laid out in detail, so we can study exactly what they entail. On these assumptions, this sort of thing happens. When you alter the assumptions that is what happens. By writing explicit models, you let others replicate your results.”

(Tr.) Le choix, alors, n'est pas de savoir si oui ou non on doit construire des modèles; c'est de rendre explicite ces modèles. Dans les modèles explicites, les hypothèses sont énoncées en détail, afin que nous puissions étudier exactement ce qu'ils impliquent. Avec ces hypothèses, voilà ce qui arrive. Lorsque vous modifiez les hypothèses, c'est ça qui arrive. En écrivant des modèles explicites, vous laissez les autres répliquer vos résultats.

C’est pour cela qu’il arrive à la conclusion que :

« However, by revealing tradeoffs, uncertainties, and sensitivities, models can discipline the dialogue about options and make unavoidable judgments more considered”

(Tr.) Cependant, en révélant les compromis, des incertitudes et des sensibilités (aux hypothèses), les modèles peuvent discipliner le dialogue sur les options et permettre des jugements nécessaires être plus considérés.

Ce qui, en tout cas, est difficilement accessible avec un modèle mental implicite.

Ainsi, quelles sont les raisons qui peuvent nous amener à construire des modèles explicites ? Joshua Epstein en identifie seize (16) :

  • Expliquer,
  • Guider la collecte des données,
  • Illustrer les dynamiques centrales,
  • Suggérer des analogies dynamiques,
  • Découvrir de nouvelles questions,
  • Promouvoir l’état d’esprit scientifique,
  • Limiter ou encadrer les résultats dans des intervalles plausibles,
  • Eclairer les incertitudes fondamentales,
  • Offrir des options au moment de crise en temps quasi-réel,
  • Démontrer les compromis ou arbitrages, suggérer l’efficacité,
  • Testez la robustesse d’une théorie dominante en analysant les écarts,
  • Exposer l’incompatibilité de l’idée dominante avec les données disponibles,
  • Former les praticiens,
  • Discipliner le dialogue politique,
  • Sensibiliser le grand public,
  • Révéler ou montrer que ce qui est apparemment simple (complexe) peut être complexe (simple).

Joshua Epstein rappelle à juste titre qu’expliquer n’implique pas une prédiction.

« One crucial distinction is between explain and predict. Plate tectonics surely explains earthquakes, but does not permit us to predict the time and place of their occurrence. Electrostatics explains lightning, but we cannot predict when or where the next bolt will strike.”

(Tr.) Une distinction cruciale existe entre expliquer et prédire. La tectonique des plaques explique sûrement les tremblements de terre, mais ne nous permet pas de prédire l'heure et le lieu de leur apparition. L’électrostatique explique la foudre, mais nous ne pouvons pas prédire quand et où la prochaine foudre frappera.

Et conséquemment, aucun modèle n’est parfait.

« (…) All the best models are wrong. But they are fruitfully wrong. They are illuminating abstractions »

(Tr.) Tous les meilleurs modèles sont incorrects. Mais ils sont utilement incorrects. Ils éclairent nos abstractions.

On a toujours besoin d’un modèle.

Sûrement, certains se posent déjà la question de savoir en quoi cet long exposé sur le concept de modèle a à voir avec le “Growth Hacking”. C’est la raison pour laquelle nous allons introduire dans le prochain billet le concept de “business model”. C’est un concept central dans la compréhension du “Growth Hacking”.

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